BIO

Sarah Thibault est une artiste en arts visuels vivant et pratiquant à Québec. Diplômée en sculpture et en joaillerie, ses œuvres ont été présentées lors d’expositions individuelles et collectives dans plusieurs villes canadiennes dont Montréal, Toronto et Québec.

Récemment, elle a exposé son travail à Regart, centre d’artistes en art actuel(Lévis), à la galerie Art Mûr(Montréal) ainsi que lors de la Manif d’art 8(Québec). Au cours de son parcours, Thibault a également pris part à diverses résidences d’artistes au Québec et en Nouvelle-Écosse.

En 2018, elle participera à une résidence d’artiste au Studio Kura à Itoshima au Japon ainsi qu’à l’atelier-résidence du CALQ à Montréal. Ses œuvres font partie de plusieurs collections privées au Québec et en Nouvelle-Écosse.

 

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Ma pratique artistique s’articule actuellement autour d’une appropriation de la culture visuelle du pouvoir. Des préoccupations anarchistes et féministes ainsi qu’un intérêt marqué pour la satire m’ont menée à utiliser une symbolique stéréotypée suggérant à la fois l’attrait et le ridicule du puissant.

À la suite de ma formation en joaillerie, j’ai approfondi mes réflexions à l’égard de l’objet d’art décoratif. Le désir de puiser mon langage visuel dans ses symboles s’est ensuite imposé dans ma démarche. Sa particularité d’être à la fois intime et ostentatoire propose un intéressant amalgame entre privé et public, un trait caractérisant également les fondements de la mise en scène de soi et de celle du pouvoir.

Élaborant à partir de ces considérations, j’utilise et je maquille des matériaux relatifs à la création de costumes et de décors, leurs rapports à la comédie insistants sur le simulacre de l’objet. Je crée des environnements dans lesquels des matières pauvres forment la carcasse d’œuvres sculpturales et installatives clinquantes, habitées de références au décor intérieur et au bijou.

Cette appropriation visuelle s’ancre dans une démarche d’empouvoirement visant à questionner notre relation au pouvoir en réutilisant ses stratégies de présentation. À l’aide de cet éventail de symboles, je cherche à provoquer des allers-retours entre intérieur et extérieur, affirmant ainsi, comme dans l’expression féministe bien connue, que le personnel est politique.